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« JE VOUS SALUE, MARIE, PLEINE DE GRÂCE » LES DOGMES MARIAUX
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4. L'ASSOMPTION :
Le dernier dogme marial défini a été proclamé par Pie XII
dans la constitution apostolique « Munificentissimus Deus », le 1-11-1950. Il
affirme la glorification corporelle anticipée de Marie, c'est-à-dire qu’après
sa vie terrestre, elle se trouve dans l'état où les justes se trouveront après
la résurrection finale.
« Après avoir très souvent adressé à Dieu nos
supplications, invoqué la lumière de l'Esprit de vérité, pour la gloire du Dieu
tout-puissant qui a répandu sur la Vierge Marie les largesses d'une bienveillance
toute particulière, pour l'honneur de son Fils, roi immortel des siècles et
vainqueur du péché et de la mort, pour un plus grande gloire de son auguste
mère et pour la joie et l'exultation de toute l'Église, par l'autorité de notre
Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul et par notre
propre autorité, Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un
dogme divinement révélé que: l'immaculée mère de dieu, Marie toujours vierge,
après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en
âme à la gloire céleste. » (FC 410)
La définition laisse ouverte la question de la fin de la
vie terrestre de Marie: mort ou dormition ? L’être humain est constitué corps
et âme, le corps étant matériel et mortel, et l’âme étant spirituelle et
immortelle. J’existe corps et âme, et le centre du sujet personnel c’est l’âme
avec ses facultés d’intelligence et de volonté, sa capacité de connaitre et
d’aimer, et son désir de voir Dieu. La mort, indépendamment de la manière de
mourir, est constituée par la séparation du corps et de l’âme. Après la mort je
continue de vivre en mon âme spirituelle, sans mon corps, mais Jésus-Christ,
mort et ressuscité, m’annonce qu’à la fin de l’histoire de l’humanité il me
ressuscitera. La résurrection c’est le corps retrouvé et glorifié, qui n’obéit
plus aux lois du monde matériel mais qui est animé pleinement par les lois du
monde spirituel.
La vie terrestre de Marie s’est-elle achevée par sa mort
pour ensuite ressusciter, ou bien est-elle ressuscitée sans passer par la mort ? Est-ce qu’elle a connu la séparation du corps et de l’âme avant de
ressusciter, ou bien est-elle passée directement de la vie humaine en ce monde
à la résurrection et à la vie dans le ciel ? Le Magistère de l’Église ne s’est
jamais prononcé sur cette question et la laisse ouverte.
L’Assomption étant l’entrée de Marie, corps et âme, dans
la Gloire du Ciel, elle nous rappelle que dans ce monde nous sommes de passage,
en pèlerinage, que le sens ultime de l’existence humaine, notre véritable
objectif, est la participation totale à la Vie de Dieu, à son Amour et à la
communion des saints. La vie en ce monde est importante pour y prendre la forme
de l’amour véritable, le Royaume de Dieu est déjà commencé par sa présence dans
nos cœurs et par notre recherche du vrai, du beau et du bon, mais elle ne
trouvera son accomplissement que dans la vie éternelle.
L’Assomption nous dit que « lorsque l’on vit avec le cœur
constamment tourné vers Dieu, les réalités terrestres sont vécues selon leur
juste valeur, car elles sont illuminées par la vérité éternelle de l’amour
divin » (Benoît XVI, Angélus, 15-08-2005). L’Assomption nous confirme que notre
demeure définitive c’est le Ciel pour notre bonheur éternel.
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