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« Je vous salue, Marie,
pleine de grâce » LES
DOGMES MARIAUX 3/5
3. Vierge:
L'affirmation de la virginité de
Marie appartient à la foi chrétienne. L'Église désigne cette virginité comme
étant perpétuelle: Marie toujours vierge.
Ainsi le IIe concile
ścuménique de Constantinople, en l'an 553 :
"Si quelqu'un ne confesse
pas deux naissances du Fils de Dieu, l'une avant les siècles, du Père,
intemporelle et incorporelle, l'autre aux derniers jours, de celui même qui,
descendu du ciel, s'est incarné dans Marie sainte et glorieuse, mère de Dieu toujours
vierge, et qui est né d'elle, qu'il soit anathème [réprobation]." (FC 318)
"Si quelqu'un dit que
Marie, sainte, glorieuse et toujours vierge, n'est mère de Dieu que dans
un sens impropre et non véritable... ou si quelqu'un l'appelle mère de l'homme
ou mère du Christ, mais ne confesse pas qu'elle est mère de Dieu, au sens
propre et véritable, du fait que le Verbe Dieu, engendré du Père avant les
siècles, s'est incarné en elle dans les derniers jours et que c'est avec ce
sentiment de vénération que le saint concile de Chalcédoine l'a confessée mère
de Dieu, qu'il soit anathème [réprobation] ." (FC 322)
- Virginité avant l'enfantement:
Depuis la naissance de l'Église,
la conception virginale de Jésus a été constamment affirmée dans les
professions de foi, dont le symbole des apôtres: "est né de la Vierge Marie".
Plusieurs conciles ścuméniques ont repris l'affirmation, la première fois étant
lors du Ier concile ścuménique de Constantinople en l'an 381: "s'est
incarné de la Vierge
Marie" (FC
8).
Cette foi se base en particulier
sur les témoignages scripturaires. « Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa
mère, était fiancée à Joseph : or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de
l'Esprit Saint. » (cf. Mt 1, 18-25). « ... l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu .... à une vierge .... le nom de la vierge était Marie ....
l’ange lui dit : Voici que tu
concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de
Jésus. .... L'Esprit Saint viendra sur
toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est
pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu" » (cf. Lc 1, 26-38).
Le Nouveau Testament lui-même rappelle que l’Ancien
Testament annonçait la conception virginale de Jésus : « Or tout ceci
advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur: Voici que la vierge concevra et enfantera un
fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec
nous ". »(Mt 1, 22-23). Ce passage renvoie au livre
d’Isaïe : « C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe
: Voici, la vierge est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui
donnera le nom d'Emmanuel » (Is 7, 14). Le mot utilisé ici en hébreu (almah)
est jeune femme, qui dans le contexte signifie vierge car la jeune femme, celle
qui ne vit pas avec un mari, est vierge : c’est pourquoi la traduction
grecque du mot dans la Septante (Bible en grec à partir du texte hébreu :
Ancien Testament), plus d’un siècle avant Jésus-Christ, est vierge (parthenos),
et celle en latin dans la Vulgate (Bible en latin : Ancien Testament à
partir du texte hébreu, et Nouveau Testament), au 4e siècle après
Jésus-Christ, est également vierge (virgo).
Ces passages affirment
clairement l’aspect corporel de la conception virginale de Jésus : Jésus
est né non à la suite de relations conjugales, mais par une conception que
l'Esprit-Saint a opéré dans le sein de la Vierge Marie. La
conception virginale de Jésus est une affirmation de sa divinité, de sa
préexistence éternelle, et sa venue dans le monde par la Vierge Marie est une
affirmation de son humanité, qu’il a assumée.
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