| deuil et
espérance
ne
des plus grandes souffrances de l'existence consiste en la perte d'un être
cher. La peine qui envahit l'âme au moment d'un tel drame a sa noblesse, car
elle signifie l'amour et les liens tissés tout au long d'une vie, toujours trop
courte.
L'Église,
lors d'une telle épreuve, a un rôle d'accueil, de soutien et d'accompagnement.
C'est un temps bien court où les personnes dans le deuil sont invitées à
confier leur douleur à Dieu dans la prière. C'est un temps pour, dans la foi, présenter
à Dieu la personne que nous avons aimée, en faisant mémoire du passé et en
espérant les retrouvailles à la Table du Royaume éternel.
Il
n'est pas rare d'entendre des personnes dire comment la liturgie des
funérailles à l'église a été source de réconfort et de paix, au-delà de leurs
attentes. Jésus-Christ, qui a pleuré son ami Lazare, qui a lui-même dit
"mon âme est triste à en mourir" à la veille de sa mort, est
particulièrement présent lors de funérailles
avec messe, car dans le sacrement de l'eucharistie, Il communique son amour
qui porte nos péchés, nos souffrances et nos morts sur sa Croix, et qui agit
dans la puissance de sa Résurrection.
La
liturgie des funérailles à l'église se déroule, quand cela est possible, en
présence du corps; elle peut être célébrée en présence des cendres, selon les
circonstances. C'est une façon de vivre le deuil en prenant le temps de passer
par chaque étape. La présence du corps ou des cendres, donne un espace pour
respecter la dépouille de la personne défunte, dans sa dignité de corps humain, maintenant séparé de l'âme qui est
immortelle, pour connaître la résurrection de la chair à la fin des temps, dans
la participation à la vie éternelle.
Le
décès, le salon funéraire, l'église, sont des étapes qui se succèdent pour
conduire au cimetière catholique où
l'on dispose du corps ou des cendres. Il arrive que certaines personnes gardent
les cendres à la maison, les déposent dans le jardin ou les dispersent. Cela
est compréhensible, car il est si douloureux de voir partir l'être aimé sur
l'autre rivage. Par contre, alors que le mode de présence mutuelle que l'on a
connu n'est plus possible, la foi nous invite à ouvrir notre cœur à un autre
mode de présence, celui, invisible, de la vie en Dieu. Disposer des cendres au
cimetière, sachant qu'on peut aller y faire une visite à notre rythme pour
prier et faire mémoire, tout en marchant vers l'avenir dans l'espérance, c'est
une façon de vivre le deuil.
Étant
tous exposés à la perte d'un être cher et appelés à nous soutenir, je vous
assure de mon affection et je vous transmets mes sentiments les plus cordiaux
en Notre Seigneur.
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