Points de repère,
pour être disciple de Jésus-Christ
aujourd’hui
Questions sur la vie de foi aujourd’hui
Vous arrive-t-il, devant l’enseignement du Magistère de
l’Église ou la pastorale, de trouver difficile de parler des valeurs de la foi
autour de vous, ou de vous-même avoir des réserves, des réticences et même des
oppositions, sur certaines prises de position dans les situations complexes et
difficiles de notre temps ?
Sur la route de la marche à la suite de Jésus-Christ, comment
s’y retrouver ? Comment rester sur la route ? Comment discerner si on est
toujours dans la bonne direction ? Comment distinguer, de part et d’autre, les
limites qui nous gardent sur le chemin ?
Il s’agit ici, non pas tant d’aborder tous les cas
difficiles qui suscitent des débats dans l’Église et dans la société, mais de
dégager des points de repère, des balises qui peuvent nous habiter et nous
aider, dans les diverses situations humaines, dans les diverses tempêtes
ecclésiales, sociales et médiatiques, à faire preuve de miséricorde et de
sagesse, de respect de l’autre, d’écoute, de dialogue serein et de conviction,
en vivant en disciple de Jésus-Christ.
Un regard de foi
La personne qui croit en Jésus-Christ et qui veut répondre
à son appel, est appelée à ouvrir son cœur et sa conscience au Seigneur qui est
le Chemin, la Vérité
et la Vie. Cette
ouverture se fait adhésion à Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, Fils
éternel du Père miséricordieux, venu dans le monde, crucifié et ressuscité pour
nous sauver, porter nos péchés, nos souffrances et nos morts, nous libérer,
nous pacifier et faire de nous des enfants de Dieu dans le temps et l’éternité,
des enfants de lumière.
Cette ouverture se fait recherche et accueil de la grâce de
Dieu et de son Plan d’Amour révélés et communiqués en Jésus-Christ ; elle se
fait écoute de sa Parole qui est transmise par la Bible proclamée dans la
liturgie, méditée et vécue par les saints et les saintes ; elle s’appuie sur la Tradition, guidée par
les Apôtres ayant à leur tête Pierre, et leurs successeurs les évêques et le
pape.
Il demeure que, devant ce que le Magistère de l’Église
enseigne comme étant le Plan d’Amour de Dieu sur le mariage, la vie et la
famille, on peut y adhérer mais côtoyer des gens qui ne le reconnaisse pas, que
ce soit dans sa famille, en paroisse, au travail, parmi ses amis, et on se
demande comment être, agir et parler dans les situations où la question est
abordée implicitement ou explicitement. On peut soi-même trouver difficile
d’accepter certaines des valeurs proclamées, en pensant surtout aux questions
concernant la sexualité et son sens conjugal, la vie et son caractère sacré,
lorsque des situations de souffrance et de détresse se présentent.
Amour et Vérité
Une des pistes que l’on peut suivre, c’est de toujours
s’efforcer de tenir ensemble Amour et Vérité (cf. Ps 85,11), à la manière du Seigneur qui est « doux et humble de cœur »
(Mt 11, 29) et qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), qui n’est « pas venu
pour juger le monde mais pour sauver le monde » (Jn 12, 47) et qui n’est « venu dans le monde que pour rendre
témoignage à la vérité » (Jn 18, 37). L’Amour sans la Vérité, est-ce encore l’Amour ? La Vérité sans l’Amour est-ce
encore la Vérité ?
Comment tenir les deux ensemble, sans diminuer ni l’Amour ni la Vérité ?
...à suivre
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