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Notre-Dame-des-Champs, les 21 et 28 décembre 2008 Naissance de l’humanité 1/2 L’origine de l’être humain Quelle est l’origine de l’être humain, de la vie humaine, de la personne humaine ? Ce qui est clair c’est que l’être humain ne s’est pas donné la vie à lui-même, qu’aucun humain n’est à l’origine de sa propre existence. Tout être humain existe parce qu’il a reçu la vie, et remonter dans une longue suite de succession de générations n’explique pas l’origine de l’existence, car on n’y rencontre toujours que quelqu’un qui a reçu la vie : « D’où est-ce que je viens ? Je sais que je viens de mes parents, mais d’où est-ce que je viens ? » (Question d’un enfant de cinq ans). L’univers ? On entend dire que l’être humain tire son origine de l’univers en évolution, qu’il vient de la matière qui évolue en se transformant. Or le discours scientifique actuel, en parlant du début de l’univers lors d’un Big Bang cosmique qui remonterait à environ 12 à 16 milliards d’années, nous invite lui-même à regarder au-delà du cosmos. Car si l’univers a commencé il y a douze milliards d’années, cela veut dire qu’avant il n’y avait rien. Or rien ne sort de rien. S’il y a eu un temps où il n’y avait rien, il n’y a éternellement rien. Pour que quelque chose existe, il est nécessaire qu’existe une réalité éternelle. Ou il n’y a qu’une réalité temporelle, si étendue soit-elle dans le temps et l’espace, et il n’y a jamais rien. Ou il y a une réalité éternelle, et alors l’univers temporel peut exister. On revient donc au point de départ. On a beau dire que l’univers en évolution constitue l’origine de l’être humain, mais quelle est l’origine de l’univers temporel ? Une Énergie ? On entend dire qu’il existe une énergie éternelle, une force cosmique, une réalité spirituelle qui est source de vie et de transformation, mais on en parle comme d’un être impersonnel. Or un être impersonnel ne sait pas qu’il existe, tandis qu’un être personnel sait qu’il existe. Ainsi l’univers physique qui nous apparaît si grand, ne sait pas qu’il existe. Par contre, l’être humain qui est petit dans l’univers et fragile, sait qu’il existe. L’être humain prend conscience qu’il peut connaître et aimer, discerner et s’engager, être libre et responsable. Or le plus ne sort pas du moins. Un Être impersonnel, qui ne serait que force cosmique et énergie, ne pourrait pas être à l’origine d’un être personnel. Un Être qui ne serait pas conscience de soi, connaissance et amour, ne pourrait pas être à l’origine d’êtres personnels. Là où Dieu est considéré comme un Être impersonnel, l’être humain, à la fin de son parcours terrestre, se dissout dans l’Être impersonnel, dans le divin, comme une goutte d’eau dans l’océan. Le fait même que l’être humain se découvre comme être capable d’autoconscience et d’autodétermination est un signe qu’il prend son origine dans un Être personnel qui est Vie, Amour et Vérité. à suivre Christian LÉPINE, prêtre-curé |