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Christian Lépine, prêtre-curé

Notre-Dame-des-Champs, le février 2008

ESPRIT-SAINT, PRIÈRE ET AMOUR

La traversée du désert

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Dans la traversée du désert, l’Esprit Saint nous montre la Croix du Christ, et nous invite à nous y accrocher, à tenir bon dans la foi et à persévérer dans la confiance. C’est ainsi qu’ouvrant notre coeur, Il nous conduit au Coeur transpercé de Jésus-Christ qui déverse en notre âme les flots de tendresse infinie de son amour divin.

Un climat athée et matérialiste

S’il peut arriver que quelqu’un ait éprouvé le désir de prier et qu’il ait mené une vie de prière, mais qu’avec le temps il en est perdu le goût et l’est délaissée, il peut arriver aussi que quelqu’un n’ait jamais vraiment eu d’attrait pour la prière, sinon un minimum, par esprit de devoir chrétien.

Il peut y avoir des raisons personnelles, une histoire familiale, mais du point de vue de la vie dans la société moderne et de son impact sur la vie chrétienne, il faut comprendre qu’une certaine mentalité fait obstacle à la prière. En effet, dans une certaine vision du monde, souvent la seule réalité qui compte c’est ce que l’on peut voir, toucher et mesurer, à tel point que les réalités invisibles sont considérées comme sans importance pour la vie concrète, ou carrément inexistantes.

C’est ainsi qu’il existe non seulement un athéisme théorique militant, mais aussi un athéisme pratique où, même lorsque l’on croit en Dieu, vivant dans une atmosphère et un climat où on a oublié Dieu, dans les faits on construit sa vie comme si Dieu n’existait pas, on fait des projets de vie de couple, de métier, de vacances, d’organisation de la vie en société, sans s’occuper de donner un espace à Dieu qui est invisible, mais qui n’en est pas moins la source et la fin de notre existence.

Le matérialisme ambiant ignore l’âme spirituelle, et présente une vie qui s’achève avec la mort, et même lorsqu’il donne un rôle à l’âme après la vie, il ne sait quelle place lui donner pendant la vie.

Dans ce contexte il ne faut pas être surpris si les réalités invisibles de la foi nous semblent abstraites, mais c’est justement l’occasion d’y voir une raison supplémentaire de prier, car par la prière animée de l’intérieur par l’Esprit Saint, Jésus-Christ devient ce qu’il y a de plus concret dans notre existence, il apparaît comme le roc sur lequel on peut s’appuyer, le sol sur lequel on peut marcher, l’Amour sur lequel on peut fonder sa vie.

On demande des priants

La prière constitue la respiration de l’âme : on ne voit pas l’air qui nous entoure et pourtant il est indispensable à notre vie, on ne voit pas l’Esprit Saint et pourtant il est indispensable à notre vie spirituelle, à la vie de notre âme, à la vie de notre foi.

… à suivre

Christian LÉPINE, prêtre-curé