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Christian Lépine, prêtre-curé

Notre-Dame-des-Champs, le 23 décembre 2007

LES DOGMES MARIAUX (5/5)
pour nous conduire à Jésus-Christ

5. Mère de l’Église :

Le 21 novembre 1964, lors du discours de clôture de la 3e session du concile œcuménique Vatican II, Paul VI, sans en faire un dogme, a proclamé Marie, Mère de l'Église:

« C'est donc à la gloire de la Vierge et à notre réconfort que Nous, Nous proclamons Marie très sainte MÈRE DE L'ÉGLISE, c'est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l'appellent Mère très aimante et nous voulons que, dorénavant, avec un tel titre très doux la Vierge soit encore plus honorée et invoquée par tout le peuple chrétien... Dans toute la richesse des prérogatives admirables dont Dieu l'a dotée pour la rendre digne d'être la Mère du Verbe Incarné, elle n'en est pas moins toute proche de nous. Fille d'Adam comme nous, et donc notre sœur par le lien de la nature,... [La] dévotion à Marie, loin d'être une fin en elle-même, est au contraire un moyen essentiellement destiné à orienter les âmes vers le Christ, et ainsi à les unir au Père, dans l'amour de l'Esprit-Saint. »

Prier Marie

La prière à Marie est profondément chrétienne, car prier la Mère de Jésus c’est recourir à son intercession pour que grandisse notre vie dans le Christ. Par son Immaculée Conception, en étant préservée du péché originel, qui est un péché d’orgueil, elle est demeurée la plus humble des créatures de Dieu, la plus accueillante à sa vocation d’enfant de Dieu, la plus réceptive au Plan d’Amour de Dieu. Nous pouvons spécialement la prier pour que nous soyons humbles devant Dieu et pleinement ouverts au don du Fils fait par le Père dans l’Esprit.

Et si Marie est celle qui a le mieux reçu Jésus-Christ, elle est aussi celle qui l’a le mieux donné au monde. C’est pourquoi il est important de la prier pour que nous donnions Jésus au monde par le témoignage de notre foi, la communication de notre amour et le rayonnement de notre espérance, dans la grâce pacifiante et fortifiante du Rédempteur.

Le chapelet demeure la prière par excellence pour recourir à l’intercession de Marie, alors qu’elle dispose notre cœur, notre âme et notre esprit à contempler le mystère de Jésus notre Seigneur à travers les mystères joyeux (l’Annonciation, la Visitation, la Naissance de Jésus, la Présentation de Jésus au Temple, recouvrement de Jésus au Temple), lumineux (le Baptême de Jésus, les Noces de Cana, l’annonce du Royaume de Dieu, la Transfiguration, l’institution de l’Eucharistie), douloureux (l’Agonie à Gethsémani, la Flagellation, le Couronnement d’épines, le Portement de la Croix, la crucifixion et la Mort sur la Croix), glorieux (la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption de la Vierge Marie, le Couronnement de Marie au ciel).

À la croix la Mère de Jésus devient notre Mère à tous : « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” » (Jn 19, 26-27)

Christian LÉPINE, prêtre-curé