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Christian Lépine, prêtre-curé

Notre-Dame-des-Champs, le 9 décembre 2007

LES DOGMES MARIAUX(1) (3/5)
pour nous conduire à Jésus-Christ

…suite

2. Vierge :

  • Virginité pendant l'enfantement :

L'affirmation de foi nous dit que Marie est demeurée dans l'intégrité virginale pendant l'enfantement. Cette vérité de foi, implicitement contenue dans le « toujours vierge » du IIe concile ścuménique de Constantinople, a été explicitement définie au concile du Latran, en l'an 649 :

« Si quelqu'un ne confesse pas, selon les saints Pères, en un sens propre et véritable, que Marie sainte, toujours vierge et immaculée, est mère de Dieu, puisque le Dieu Verbe engendré de Dieu le Père avant tous les siècles, elle l'a, à la fin des siècles, conçu spécialement et véritablement du Saint Esprit, sans semence humaine, et enfanté sans corruption, sa virginité demeurant non moins inaltérée après l'enfantement, qu'il soit condamné. » (FC 334)

A remarquer que ce concile du Latran n'était pas ścuménique, mais le pape Paul IV a réaffirmé cette position dans la constitution « Cum Quorundum Hominum » le 7 août 1555 :

« Par notre autorité apostolique, nous requérons et avertissons de revenir sur leurs erreurs dogmatiques... ceux qui affirment... ou que [notre Seigneur] n'a pas été conçu du Saint Esprit selon la chair, dans le sein de la bienheureuse et toujours Vierge Marie, mais qu'il l'a été comme les autres hommes et de la semence de Joseph... ou que cette même bienheureuse Vierge Marie n'est pas vraiment mère de Dieu et n'est pas demeurée dans l'intégrité virginale avant, pendant et perpétuellement après l'enfantement...  » (FC 393)

Pour ce qui est du comment de ce miracle, il faut éviter de se lancer dans les spéculations qui viseraient à satisfaire la curiosité. Il faut demeurer discret. Le magistère ne s'est jamais prononcé à ce sujet.

  • Virginité après l'enfantement :

Dans l'Église il y a toujours eu la conviction que Marie, après la naissance de Jésus, n'a pas eu d'autres enfants, et qu'elle n'a pas eu de relations conjugales avec Joseph.

L'expression « frères de Jésus » n'a jamais fait obstacles pour des gens qui avaient eux-mêmes la coutume d'appeler ainsi leurs cousins. Ainsi, on trouve en Matthieu 13, 55-56 : « Celui-là n'est-il pas le fils du charpentier ? N'a-t-il pas pour mère la nommée Marie, et pour frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sśurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? » Mais on trouve aussi plus loin « Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là mêmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient, entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. » (Mt 27, 55-56). Ici le contexte nous dit clairement que Jacques et Joseph n'ont pas la même mère que Jésus, même s'ils ont été appelés ses frères, et que leur mère, tout en s’appelant Marie, est une disciple de Jésus.

à suivre

1  Gervais Dumeige, traduction et présentation, Textes doctrinaux du magistère de l'Eglise sur la foi catholique, (2e éd. revue et corrigée, Paris, éditions de l'Orante, 1975. 558 p.).

Christian LÉPINE, prêtre-curé