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Notre-Dame-des-Champs, le 7 octobre 2007 Année eucharistique — Famille et Eucharistie — Congrès Eucharistique à Québec Qui se lèvera pour la famille ?la famille est la brebis perdue de notre tempsL’Église se lève pour la famille …. suite En effet, le bien que les gens se font dans une famille se répand par le bien que les membres deviennent ainsi capables de faire dans leurs divers lieux d'étude, de travail ou de loisir. Et plus se répandra l'expérience que la famille peut être une communauté de personnes, qui offre le soutien mutuel et qui est au service de la vie, de sa croissance et de l’éducation, plus on découvrira que la famille est fondamentalement la cellule de la société. De plus, quelle que soit ma situation actuelle en tant qu'individu, en tant que couple ou en tant que famille, nous pouvons tous, avec la grâce du Christ, devenir les témoins de la Bonne Nouvelle de la famille. La personne qui vit seule, mais qui vit son célibat dans la chasteté, témoigne que la sexualité est, non pas un besoin à satisfaire, mais une force de don de soi. Le couple qui vit la joie du don mutuel est appelé à porter dans la prière et à approcher dans un esprit de délicatesse et de fraternité ceux qui vivent la tristesse de la mauvaise entente ou la douleur déchirante de l’indifférence. La personne mariée qui a été abandonnée est appelée à s'ouvrir à Jésus-Christ et, ce faisant, à témoigner de Sa présence réconfortante au cœur de la souffrance de la séparation. L'époux ou l'épouse qui a manqué de fidélité est appelé à découvrir la miséricorde infinie de Jésus-Christ et à la faire connaître. Le jeune, garçon ou fille, est appelé à découvrir le sens profond de l'amour conjugal et à se préparer avec joie, courage et générosité, à la vocation au mariage. C'est nous tous, en tant que communauté chrétienne, qui sommes appelés à susciter la solidarité entre les familles, à témoigner de l'amour du Seigneur Jésus pour les familles, à annoncer le Plan d'Amour de Dieu sur le mariage et la famille, à favoriser la vie dans le Christ par une vie de prière confiante et persévérante. Un humanisme familial La famille cherche péniblement sa place alors qu’elle est traversée par diverses tendances : d’une part, on considère souvent l'individu comme un simple élément dans un engrenage, qu’il s’agisse de la société, de l’entreprise privée ou de l’état; d’autre part, on exalte souvent la liberté de l'individu au point où elle devient licence, permission de tout faire, sans égard pour les responsabilités. Ces courants ainsi que d’autres, tout en n’existant pas toujours à l’état pur, se confrontant parfois l’un l’autre, ont réduit considérablement l’espace donné à la famille dans l’horizon des préoccupations et des priorités de la société. Les succès mêmes de la modernité demeurent fragiles : la science sera-t-elle au service de l’être humain, ou deviendrons-nous esclaves de la technique? La conscience des droits humains, qui oscille entre la revendication de ses propres droits et l’engagement généreux en faveur des droits des autres, réussira-t-elle à se fonder sur une conscience des devoirs humains ? …. à suivre Christian LÉPINE, prêtre-curé |