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Notre-Dame-des-Champs, 17 septembre 2006 ADORER DIEU Appel à adorer Jésus-ChristComment adorer ? Il y a un chemin qui peut nous aider, un chemin qui tient compte que l'Esprit-Saint est le maître de prière pour chacun et chacune d'entre nous, un chemin qui n'est pas un absolu mais un moyen parmi d'autres de se disposer à l'action de Dieu en nous. Il s'agit de passer de la lecture de la Parole de Dieu au silence, en passant par la méditation de la Parole. Il n'y a pas à se forcer
pour faire silence. On peut prendre une période de prière à la maison (chaque
jour), se rendre à une heure d'adoration en présence du Saint-Sacrement (1er
vendredi du mois) et, selon ce que l'on se sent disposé à faire, vivre ce temps
paisiblement en y pratiquant : soit la lente lecture de la Parole, soit la lente
lecture de la Parole
rythmée par le silence, soit la lente méditation de En présence de DieuLe fait même de prendre le temps, à travers nos multiples occupations, de se mettre en présence de Dieu, c'est déjà prier, quel que soit le contenu de notre rencontre. C'est dire à Dieu mon désir de prier, d'apprendre à prier, à Lui parler, à L'écouter, à L'adorer. Esprit-Saint apprends-moi à adorerL'adoration, comme toute forme de prière, est l'ouvre de l'Esprit en nous. Il y a donc lieu, dès le début de notre temps de prière, de demander à l'Esprit-Saint qu'il vienne m'apprendre à prier, à adorer. Lire la Parole de DieuLa Bible est Parole de Dieu, et est donc déjà présence de Dieu. La lire c'est dire à Dieu que je veux répondre à son appel à le rencontrer dans un cour à cour. Parce qu'Il parle, je désire L'écouter. Rythmer par le silenceAprès quelques temps de lecture continue, je peux avoir déjà ressenti le besoin de faire des pauses de silence, comme pour reprendre mon souffle avant de continuer. Il est bon de commencer à le faire consciemment, sans tension, comme pause pour me remettre en présence de Dieu, et comme acte de prise de conscience qu'à travers l'Écriture, Dieu me parle maintenant. Méditer la ParoleAprès quelques temps de lecture continue rythmée par des pauses de silence, j'ai peut-être spontanément relu à l'occasion un passage ou l'autre qui m'aura davantage rejoint. Ce peut être un chapitre entier, un paragraphe, une phrase ou un mot qui a retenu mon attention. Il y a lieu de commencer à ne pas lire plus qu'un chapitre à la fois, mais plutôt à en reprendre la lecture, tranquillement, en rythmant toujours par le silence. Je commence ainsi à « ruminer » la parole, à l'accueillir pour qu'elle m'habite, à la méditer pour l'assimiler et en vivre. Je peux, à l'intérieur du chapitre, reprendre jusqu'à trois ou quatre fois tout passage qui me touche intérieurement. Il s'agit de garder entre chaque reprise un intervalle de silence (quelques secondes ou plus) avec lequel on soit à l'aise. Persévérer dans la prièreIl faut se laisser guider par le désir que nous avons de faire silence. C'est un désir que l'Esprit-Saint suscite et aide à se réaliser. Il ne s'agit pas de chercher à progresser mais de persévérer dans la prière en se mettant en présence de Dieu chaque jour. Alors, à travers la lente lecture et relecture de la Parole, rythmée par le silence, les moments de silence varieront mais en général ils seront de plus en plus fréquents et d'une durée de plus en plus longue. Écouter le Silence de DieuSe mettre à genoux, faire silence, 15 minutes ou une heure, ce n'est pas une performance, c'est un don de l'Esprit-Saint. La première façon de s'ouvrir à ce don que l'Esprit veut nous donner, c'est de le désirer, ardemment, de tout son cour, de supplier comme un pauvre et d'avoir confiance qu'à travers nos efforts maladroits et insuffisants l'Esprit-Saint est capable de nous apprendre à adorer. La Méditation de l'Écriture Sainte conduit au silence parce que la Parole Suprême de Dieu, c'est le Silence : le Silence de Jésus-Christ mort sur la Croix, le Silence de Jésus-Christ Ressuscité. Le Verbe incarné a été mis au silence par l'humanité pécheresse qui Le rejette et le cloue à la Croix, car le pécheur ne peut supporter la présence de Dieu et ne veut pas l'entendre. Le Crucifié est ressuscité dans le silence profond de l'Amour Miséricordieux et Tout-Puissant de la Sainte Trinité. L'adoration comme silence devient donc écoute du Silence de Dieu, contemplation du mystère Pascal : contemplation, par le don de l'Esprit Saint, du mystère de Jésus-Christ Crucifié et Ressuscité. Christian Lépine, prêtre-curé |