Accueil  -  Messes dominicales et de la semaine  -  Babillard de la semaine

HOMÉLIE
de Serge Charbonneau

Texte du dimanche 12 février 2012  
               »»relache

Texte du dimanche 5 février 2012

PASSION

En réfléchissant sur les lectures d'aujourd'hui, un mot m'est venu à l'esprit : « passion ». Je percevais Job, Paul et Jésus comme des gens passionnés. Au premier coup d'oil, cela semble plus évident chez Paul que chez Job qui se plaint de la vie et de Jésus qui semble faire les choses bien calmement.

Je désire préciser que le mot « passion » a deux volets. Un premier est en lien avec tout ce qu'on investit dans une cause ou dans une relation interpersonnelle ; on y consacre alors beaucoup de temps et d'énergie. Le deuxième fait penser à souffrance. Nous ne pouvons aimer avec passion sans que cela nous fasse souffrir. Il y a des gens qui ne comprendront pas pourquoi on se donne tant de peine dans telle situation ; il y des liens interpersonnels qui ne vont pas toujours comme on le souhaitait: pensons à la souffrance des parents vis-à-vis du comportement de certains de leurs enfants ou des enfants par rapport à des comportements de leurs parents. De plus, quelle personne ne souffre pas quand elle voit un « être aimé » souffrir ? On peut discerner ces deux volets chez Job, Paul et Jésus.

Je crois que nous connaissons l'histoire de Job. On pourrait la résumer ainsi : l'homme juste qui souffre injustement. On a même employé à son sujet, l'expression : « Le saint homme Job ». Dans l'extrait de la Parole de Dieu de ce dimanche, le « saint homme Job » a « son voyage ». Il y révèle sa détresse alors qu'il constate combien son sort d'être humain est cruel; il ira même jusqu'à accuser le Seigneur de son malheur.

Pour parler ainsi, il faut, selon moi, être passionné de la vie; car, quand on se révolte, c'est que quelque chose nous agresse profondément et nous empêche de profiter de la qualité de vie qu'on voudrait. Dans la poursuite de sa réflexion, Job exprimera sa conviction de la présence de Dieu dans son malheur. Cela me fait penser à un fait de vie que j'ai lu. Cela se passait à Auschwitz, un camp de la mort. Les Allemands avaient pendu plusieurs prisonniers. Tous les autres devaient assister à cet événement. À un moment donné, un de ces derniers demande : « Où est Dieu ? » Et un autre de lui répondre : « Il est devant tes yeux, au bout des cordes !»

Dieu n'est pas présent à côté de nos malheurs : il souffre avec nous quand nous avons mal, quand un des nôtres a mal. Job reconnaîtra aussi qu'il n'y a absolument rien à comprendre des malheurs qui l'affligent et que Dieu attend de lui un acte de foi dans sa situation pénible : il y a quelque chose de bon qui en sortira.

Cela m'amène à nous souhaiter que nous soyons des passionnés de la vie en profitant de tout ce qu'elle nous offre, surtout les petites choses. Et quand nous connaîtrons nos moments de révolte comme Job, crions notre peine tout en demeurant convaincus de la présence de Dieu qui fera sortir quelque chose de bon dans toutes nos situations pénibles.

Paul est aussi un passionné, un passionné de l'annonce de la Bonne Nouvelle : « Annoncer l'Évangile est une nécessité pour moi ». Il s'est investi dans cette mission de tout son être mais cela l'aura fait beaucoup souffrir. D'abord, cela prendra du temps avant qu'il ait une certaine crédibilité aux yeux des premiers chrétiens parce que plusieurs croyaient qu'il s'était converti pour infiltrer les groupes de chrétiens en vue de les arrêter. De plus, des communautés chrétiennes, tels les Corinthiens, vivront de manière « bien élastique » le message qu'il enseigne. On interprétera ses paroles, on lui dira de se taire, on le brutalisera; il sera même en sérieuse opposition avec Pierre et Barnabé, son grand ami. Il sera parfois bien découragé de constater le peu de résultats de tous ses efforts. Toutefois, il est demeuré toujours à l'affût de toutes les possibilités qui s'offraient à lui pour annoncer l'Évangile « à temps et à contretemps ».

Il importe que, tout d'abord, nous restions des passionnés de l'Évangile par notre souci de le vivre au quotidien même si cela nous attire des réactions qui nous sont pénibles. Mais aussi, devant le peu de résultats apparents que nous constatons de la transmission de nos convictions, il est urgent que nous trouvions de nouveaux moyens et un nouvel esprit pour parler des valeurs qui nous font vivre. Cela m'est venu à l'esprit d'autant plus qu'on m'a dit cette semaine que, depuis 2 ans, Développement et Paix n'est plus sur la liste des organismes communautaires de Repentigny parce que c'est un organisme rattaché à l'Église catholique; j'ai également lu une déclaration de Mme Lucie Allègre, directrice générale de la Société St-Vincent de Paul, parue dans la revue « L'Itinéraire » du 15 janvier 2012 : « Nous tenons à garder une grande ouverture pour aider tous les gens dans le besoin »; elle disait cela pour justifier le fait que « l'organisation ait délaissé ses origines chrétiennes pour devenir laïque ».

Jésus, un passionné des cours, de la vie en abondance. On peut dire qu'il n'a pas arrêté beaucoup; il va partout pour rencontrer les gens et leur faire tout le bien qu'il peut (ses guérisons, sa prédication) ; mais il a toujours pris le temps de se refaire intérieurement par les périodes de prière qu'il se donne. Je lisais que Jésus était « un être d'abondance, de générosité, de débordement ». Dès qu'il apparaissait, parlait et agissait, les forces du mal reculaient. Il fut souvent « à la source d'une vie rafraîchie et rafraîchissante ».

Notre présence dans la vie des gens doit continuer de s'inspirer de l'exemple de Jésus: agir comme lui, bien sûr, mais avoir le souci de prendre le temps de nous refaire intérieurement.

Vous avez déjà marché avec une petite roche dans votre soulier? Inconfortable, n'est-ce pas ! On l'enlève et on sent un grand soulagement. Je souhaite que nous soyions de mieux en mieux des « spécialistes de l'enlèvement des petites roches » dans le cour des gens car c'est souvent juste de cela que les gens ont besoin pour poursuivre leur vie de manière rafraîchie et rafraîchissante: les forces du mal auront reculé.

Prions pour croître dans notre passion de la vie, même si elle nous est parfois pénible (notre vie n'est pas toujours belle, mais c'est beau la vie !), de l'Évangile au point d'être de plus en plus ingénieux pour témoigner de nos valeurs, du bien-être du cour des gens.

Serge Charbonneau, ptre (selon diverses sources)
5e dimanche du temps ordinaire «B »

PARLER AVEC L'AUTORITÉ DU COEUR

Texte du dimanche 29 janvier 2012

Une expression de l'Évangile m'a beaucoup touché : « Il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes ». Pourtant les scribes, ce sont des gens qui faisaient aussi autorité : ils connaissaient fort bien les Écritures mais la foule semblait remarquer autre chose dans l'« autorité » de Jésus.

À ce propos, deux choses me sont venues à l'esprit : ce que dit Jésus s'appuie davantage sur son lien profond avec Dieu alors que les scribes semblent plus des gens de « la loi, c'est la loi » (pensons à la réflexion de Jésus sur le sabbat) et il parle avec tout son cour. Ça paraît quand quelqu'un nous dit quelque chose avec tout son cour ! Une autre personne nous dirait la même chose et on s'aperçoit que c'est pour la forme, par politesse.

Au fond, l'enseignement de Jésus fait autorité parce que lui-même est personnellement et totalement impliqué dans ce qu'il dit. Il savait se faire proche de ce que vivent les gens, pour guérir leurs blessures intérieures et extérieures et leur redonner leur dignité, pour chasser les démons qui les habitaient et leur rendre ainsi la paix intérieure.

Mais sa parole dérangeait parfois, remettait en question des habitudes, des certitudes (par exemple, ses propos sur le pardon, la réponse à propos de l'origine de la cécité de l'aveugle-né, ses propos sur le Pain de Vie qui ont provoqué le départ de plusieurs de ses disciples). En effet, si son enseignement plongeait une partie de son auditoire dans l'émerveillement, une partie de ce même auditoire est heurtée par ses paroles.

Quand nous avons été baptisés, nous avons été, pour ainsi dire, plongés en Jésus pour le laisser nous conduire, nous éclairer afin que notre parole fasse, comme Lui, autorité. Dans le contexte actuel, avoir une Parole qui fait autorité, ce n'est pas tant alors chercher à être convaincants, mais à être convaincus. Il est essentiel que cela paraisse que notre Parole s'inspire de celle de Jésus qui lui était en communion profonde avec le Père. Il importe que ce que l'on dise vienne du cour et ne soit jamais pour la forme. En d'autres mots, il nous faut être «passionnés».

Une personne passionnée, c'est quelqu'un d'ardent, c'est-à-dire une personne qui parle à partir de l'endroit d'elle-même où elle est le plus elle-même; c'est quelqu'un qui voit grand; cela ne veut pas dire d'avoir des projets éclatants mais qui invite au dépassement dans certaines réalités de la vie; c'est quelqu'un qui n'a pas honte de témoigner de qui le fait vivre même si cela peut susciter de l'opposition, du mépris ou de la gêne de la part d'autres personnes, comme Jésus l'a vécu d'ailleurs; c'est quelqu'un qui est ouvert et accueillant par rapport à autrui, qui croit que les gens sont encore capables de choses formidables; j'ai déjà lu que: « Autrui est un souffleur; il nous suggère, nous souffle mille manières de vivre bien mais autrement, de tracer de nouveaux chemins porteurs de vie ».

Soit dit en passant, je trouve vraiment heurtant les propos de ces personnes qui voudraient que les immigrés s'insèrent tellement dans notre culture que la leur disparaisse à toute fin pratique: « Ils sont chez nous; et puis si on était chez eux, je vous dis qu'il faudrait s'intégrer...! » Je veux bien que les nouveaux arrivants s'intègrent de mieux en mieux chez nous mais nous n'aurions rien à recevoir d'eux ? De toute façon, j'ai déjà entendu qu'on pouvait sortir quelqu'un de la Gaspésie mais on ne pouvait pas sortir la Gaspésie de quelqu'un. Cela devrait être vrai pour les pays!

Pour rendre tout cela plus concret, il est nécessaire de trouver des mots qui libèrent les cours, des mots qui fortifient, des mots qui permettent de surmonter les peurs et les angoisses; des mots qui aussi, dans certaines circonstances, interpellent, bousculent pour le mieux. En résumé, des mots qui offrent la vie et qui invitent à vivre mieux dans tout son être.

Pour y arriver, il est essentiel de laisser sans cesse la Parole de Dieu nous questionner, nous faire réfléchir sérieusement afin d'avoir un cour de plus en plus semblable à celui de Jésus, ce qui nous fera parler véritablement avec cour.

Louons le Seigneur de nous confier une telle mission dans ce monde dans lequel tant de gens sont en recherche intérieure. Demeurons convaincus de la bonté et de la beauté de ce que Jésus nous dit pour vivre avec qualité et laissons-le faire germer ce que nous aurons semé par notre parole proclamée avec autorité, avec passion.

Serge Charbonneau, ptre (d'après diverses sources)
4e dimanche du temps ordinaire «B» 30 janvier 2012

_______________________________________________

Texte du dimanche 22 janvier 2012

TÉMOIGNER DE LA PRÉSENCE DE DIEU DANS LE MONDE

Nous retrouvons, dans l'Évangile d'aujourd'hui, deux lieux très importants du ministère de Jésus : la Galilée et le bord du lac.

La Galilée était une terre où on retrouvait des croyances de toutes sortes qui se mêlaient les unes les autres comme on en retrouve encore aujourd'hui dans nos milieux de vie. Quant au bord du lac, c'est un endroit familier de la population locale. Jésus va donc au devant des pêcheurs, dans la simplicité de leur quotidien, un signe qu'il voudra se faire proche de l'ordinaire de la vie des gens.

Dans ce contexte, Jésus proclame que le règne de Dieu est tout proche. Une manière pour lui de dire: « Le temps est venu où le monde de Dieu se fait sentir, où le grand projet d'amour et de paix que fait Dieu sur sa création se réalisera pleinement: alors, changez votre attitude et faites confiance à l'Évangile », dit Jésus.

Bien sûr qu'il y a eu du chemin de fait depuis l'époque de Jésus, mais le projet d'amour et de paix de Dieu demeure bien à l'ordre du jour, n'est-ce pas ? Et changer certaines de nos attitudes, faire confiance encore plus à l'Évangile restent des appels qui conservent toute leur importance pour nous.

Changer nos attitudes, c'est, selon l'expression de Jésus, se convertir. Le sens du verbe « se convertir » en hébreu est: faire demi-tour. En quoi consiste ce « demi-tour » ? Il s'agit d'opter résolument pour Dieu, de vivre dans le monde présent à la manière du Christ. Et à ce propos qui peut dire en vérité qu'il n'y a pas de problème et que « tout va très bien, madame la marquise ! » ? La conversion demandée par Jésus ne consiste pas d'abord en ouvres de pénitence, mais doit se rendre visible dans l'énergie que nous mettons à mieux suivre Jésus. Quelles peuvent être les conséquences de cette conversion à renouveler régulièrement ?

Je désire faire état des pistes suivantes : elle questionne le sens que nous donnons à notre vie et les valeurs que nous faisons nôtres, ce qui devrait nous permettre d'être de plus en plus en plénitude l'être unique que nous sommes ; elle nous rappelle que nous avons toujours à dépasser notre penchant pour la possession: possession d'objets, de richesses, de statut social, possession également des autres à travers diverses formes de manipulations subtiles; elle nous amène à faire un examen de conscience sur la manière dont nous réagissons aux événements qui nous affectent; elle nous invite à nous poser des questions comme celles-ci : qu'est-ce qui unifie notre vie et lui donne une direction ? Dans ce qui fait la trame de notre vie, qu'est-ce que nous jugeons comme plus important ? Quelles sont nos priorités ? Qu'est-ce qui habite nos désirs et nos rêves ?

Faire confiance encore plus à la Bonne Nouvelle ! Quand nous sommes dans cette église, cela nous apparaît évident. Ce qui est loin d'être toujours le cas dans nos différents entourages car nous basons notre existence sur l'histoire de Jésus racontée par les Évangiles que de nombreuses personnes de notre époque trouvent bizarre parce qu'elle propose une vision du monde, une façon de vivre en humains qui les choquent à plusieurs égards : on n'a qu'à penser aux questions de justice, de fidélité et de pardon.

Pour nous soutenir à emprunter ces chemins dont je viens de faire écho, Jésus nous invite à continuer de le suivre, d'être derrière lui. Il se propose non seulement comme le maître qui enseigne le droit chemin, mais comme le compagnon de vie qui donne la force de vivre selon l'Évangile. C'est ainsi que nous pouvons nous risquer encore dans ce monde, en toute confiance, avec courage et détermination.

Pour y arriver avec de plus en plus de qualité, il importe de nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres pour, entre autres, nous encourager dans nos moments difficiles et d'une vie spirituelle de mieux en mieux nourrie. Que notre célébration d'aujourd'hui y contribuer en abondance !

Serge Charbonneau, ptre. (d'après diverses sources).
3e dimanche du temps ordinaire «B» 22 janvier 2012

_______________________________________________

Texte du dimanche 15 janvier 2012

CHERCHER, VENIR, VOIR, DEMEURER

Nous retrouvons dans cet extrait de l'évangile de Jean (1:35-42) les quatre verbes-clés qui désignent la relation avec Jésus et représentent donc le vrai disciple.

CHERCHER:

Une grande question fondamentale qu'on se pose souvent à propos de nombreuses situations de vie. En posant la question à Jean et André : « Que cherchez-vous ? », Jésus invite ces hommes à prendre conscience et à nommer leur désir. C'est la même chose pour nous. Sa seule présence dans notre vie doit nous amener à nous interroger sans cesse sur l'orientation profonde de notre vie ici et maintenant et nous remet devant notre responsabilité de lui donner un sens. Où allons-nous avec notre façon de vivre ? Il pourrait aussi nous demander : « Qu'attendez-vous de moi ? » Pourquoi me cherchez-vous ? Au fond, qui cherchez-vous en gardant le contact avec moi ? Qui cherchez-vous dans votre prière, dans votre eucharistie, dans vos dévotions ?

DEMEURER:

« Où demeures-tu ? », cela ne veut pas dire seulement « Où fais-tu école ? », mais « Toi qui est l'Agneau de Dieu, fais-nous voir quelle est ta relation avec Dieu, et donne-nous de demeurer comme toi dans l'intimité de Dieu ». Cela signifie, entre autres, d'entrer sans cesse dans le nouvel ordre de relations qu'il crée, un ordre fait de gratuité, de considération mutuelle, de communion, d'être convaincu que tout ce qui est humain peut devenir divin. Cela signifie également aimer à la manière de Dieu, c'est-à-dire avec une bonté généreuse, sans exclusion, sans condition, sans calcul.

En lien avec le fait de vouloir «  demeurer » avec Jésus, j'ai lu les deux réflexions suivantes : « On n'utilise pas Jésus Christ, comme Dieu d'ailleurs. Jésus n'est pas utile ». « Jésus, ça sert à quoi ? Il faut aimer Jésus Christ pour lui-même, pour rien, comme on aime, quoi ! ».

Si les premiers appelés « demeurèrent près de lui », c'est en l'accompagnant sur le chemin qui les a conduit d'expériences en expériences. Cela leur a permis de vivre une plus grande intimité avec le Seigneur. Cela devrait être aussi notre cas alors que, cette fois, Jésus nous a accompagnés sur le chemin de nos expériences.

VENIR ET VOIR:

La réponse ne précise ni ne prescrit le comment faire. Jésus invite simplement à une démarche d'abandon confiant, à une réponse de foi qui consiste à se confier totalement à lui.

« Venez », cela veut dire tout à la fois partir, quitter, donc laisser du connu pour se mettre en route, aller devant. C'est un pari vers l'inconnu. La rencontre de Jésus requiert un déplacement pour aller là où Jésus demeure et rester auprès de lui. Jésus offre de prendre un contact personnel avec lui, de converser avec lui, de le connaître de plus en plus intimement, en vue de pouvoir mieux adhérer à lui.

Le « voir » n'est pas avant le « venir ». Ce n'est pas « je verrai » et « je viendrai »; c'est « venez et vous verrez ». Il faut d'abord quitter pour voir. « Voir » et non « savoir ». Ce n'est pas « venez et apprenez », « venez et je vous enseignerai », « venez et vous saurez », mais « Venez et vous verrez ». Ce n'est donc pas « je croirai quand je comprendrai » comme on l'entend souvent. Tout est dans l'ordre du cour. Jésus invite à un « voir » en profondeur ; pour y arriver, il faut sans cesse veiller à se laver les yeux du cour.

Chercher, demeurer, voir et venir ne sont pas des réalités statiques. Notre vie évolue : on change jour après jour. On s'en aperçoit quand on jette un regard en profondeur sur ce qu'on a vécu durant quelques semaines ou quelques mois. Il importe donc de se donner des occasions pour se demander ce qu'on cherche actuellement afin de demeurer davantage dans l'intimité du Seigneur. Venir, à savoir qu'est-ce que nous avons à « quitter » pour encore aller devant, cela afin de mieux voir: se voir, voir les autres, voir ce monde, voir Dieu dans ce monde.

En conséquence de ce que je viens de vous partager, en lien avec Samuel qui, dans toute son innocence, a répondu au premier appel du Seigneur : « Me voici ! », disons-lui, à notre tour, à cette étape de notre vie : « Me voici ! ».

Serge Charbonneau, ptre. (d'après diverses sources).
2e dimanche du temps ordinaire «B» 15 janvier 2012

Accueil  -  Messes dominicales et de la semaine  -  Babillard de la semaine